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Schneider Charge : avis, prix et garantie (2026)
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TL;DR — La Schneider Charge (EVH5A22N400F) est une borne à prise Type 2 de 7,4 à 22 kW. Elle se déleste nativement par la TIC du Linky, sans accessoire payant, et intègre une détection 6 mA DC qui dispense du différentiel type B (~300 € économisés). Garantie 2 ans. Comptez 649 à 826 € nue, relevé juillet 2026.
La Schneider Charge en bref : 7,4 à 22 kW, référence EVH5#
La Schneider Charge est une borne murale à prise Type 2, signée Schneider Electric, qui couvre 7,4 kW en monophasé (32 A) et 11 ou 22 kW en triphasé (16 ou 32 A). La puissance est figée à la mise en service, selon votre abonnement et votre tableau. Elle vise la maison individuelle et les petits collectifs.
Une confusion revient sans cesse dans les comparatifs. La Schneider Charge actuelle porte la référence EVH5A22N400F. Ce n'est pas l'ancienne EVlink Home (gamme EVH4), dont Schneider a arrêté la production début 2025 et qu'on croise encore en déstockage. Si vous comparez deux fiches, le « EVH5 » est le seul repère fiable — les caractéristiques et la garantie diffèrent.
Côté gabarit, la fiche technique du 25 septembre 2025 donne 352 × 244 × 117 mm pour 3,2 kg, des indices IP55 et IK10, et une plage de fonctionnement de −30 à +45 °C. Trois sorties de câble (haut, bas, arrière) laissent de la marge selon la position du tableau. La connectivité passe par le Wi-Fi ou l'Ethernet, avec OCPP 1.6. Schneider ne documente ce protocole que pour la liaison à sa propre application Wiser, mais des utilisateurs pointent bien la borne vers un superviseur tiers — l'endpoint se règle à la mise en service.
Quelle garantie couvre la Schneider Charge ?#
Deux ans. La fiche technique officielle de Schneider Electric datée du 25 septembre 2025 l'indique noir sur blanc à la ligne « garantie contractuelle ». C'est le chiffre à retenir, et c'est aussi celui qu'affiche le distributeur qui documente le mieux ce point.
Le sujet mérite qu'on s'y arrête, parce que trois chiffres différents circulent et qu'aucun comparatif français ne tranche. Les 18 mois encore affichés par certains marchands ne sont pas une confusion avec un autre modèle : c'était bien la garantie contractuelle de la référence EVH5A22N400F elle-même, sur ses fiches techniques de 2024 — celle du 25 novembre 2024 porte le même intitulé, la même référence, et « 18 mois » à la ligne garantie. Schneider a relevé la durée à deux ans sur le millésime du 25 septembre 2025 ; les bases produit qui n'ont pas suivi affichent encore l'ancienne valeur. D'autres sites annoncent 3 ans sans citer la moindre source, ce qu'aucune fiche constructeur ne corrobore. Quant aux 5 ans parfois vus, ils viennent d'ailleurs : IZI by EDF vend une extension de 3 ans à 160 € TTC par-dessus la garantie légale. C'est une offre d'installateur, pas un engagement de Schneider.
Reste un dernier facteur, qui explique sans doute une partie du désordre : la durée dépend aussi du canal d'achat. Les conditions générales de vente professionnelles de Schneider Electric France fixent la garantie contractuelle à 18 mois à compter de la livraison — ou 24 mois à compter de la date de fabrication lorsque la date de livraison ne peut être établie avec certitude. C'est le régime du canal pro, celui de l'installateur qui s'approvisionne chez un distributeur. Pour un particulier, l'effet pratique est faible : la garantie légale de conformité de deux ans s'applique de plein droit face au vendeur, quel que soit le canal, et c'est aussi la durée qu'affiche la fiche produit en vigueur.
Concrètement, deux ans place la Schneider Charge dans la moyenne du marché domestique français. La Hager Witty One est logée à la même enseigne (2 ans annoncés en France), tandis que la Wallbox Pulsar Plus et l'Easee One affichent 3 ans constructeur — un point de plus pour elles, vérifiable sur leurs fiches officielles.
Pourquoi la Schneider Charge se déleste-t-elle sans accessoire ?#
Parce qu'elle lit directement le compteur. La Schneider Charge se raccorde à la TIC du compteur Linky et y prend la consommation réelle du logement, ce qui lui évite le module de mesure que la plupart de ses concurrentes facturent en supplément — le Power Boost chez Wallbox, l'Equalizer chez Easee, deux accessoires vendus à part — nous les avons tous relevés dans notre comparatif des modules de délestage par borne. C'est son vrai argument, et il pèse sur le devis plutôt que sur le confort d'usage. La réforme des heures creuses lui en ajoute un second : une borne qui lit le compteur suit les nouveaux créneaux sans être reprogrammée, ce que nous détaillons dans le guide des nouvelles heures creuses. Sur un abonnement de 6 à 9 kVA, le cas le plus courant en maison individuelle, c'est aussi ce qui vous évite de monter en puissance souscrite pour recharger.
Le délestage dynamique consiste à réduire la puissance envoyée à la voiture quand le reste du logement consomme, pour ne pas faire disjoncter l'installation. Sans lui, une borne à 7,4 kW sur un abonnement de 9 kVA coupe le compteur dès que le four et les plaques tournent ensemble. La Schneider Charge connaît la consommation du foyer parce qu'elle la lit à la source, dans le compteur.
Ce que fait l'installateur pour l'activer, d'après la documentation Schneider :
- Il demande le passage du Linky en mode Historique auprès de votre fournisseur d'énergie — sans quoi la borne ne lit rien.
- Il tire une paire de fils en 1,5 mm² entre les bornes I1 et I2 du compteur et celles de la borne, sur 100 m maximum.
- Le raccordement est non polarisé : aucun sens à respecter entre I1 et I2.
- Il refait la mise en service pour que la borne prenne l'entrée en compte.
Une nuance que nous devons signaler, parce qu'elle nous a arrêtés : la fiche produit de l'EVH5 décrit cette entrée comme un simple « contact sec pour gestion dynamique de l'énergie », là où celle de l'ancienne EVlink Home nommait explicitement le compteur TIC français. La fonction est bien là — « TIC » figure dans la désignation commerciale du produit — mais la documentation est devenue moins claire d'une génération à l'autre.
Que faire si la sortie TIC du Linky est déjà occupée ?#
Vous pouvez la partager. C'est la question que pose tout foyer déjà équipé d'un gestionnaire d'énergie, d'un chauffe-eau piloté ou d'une première borne, et aucune page française sur la Schneider Charge n'y répond.
La réponse est dans la spécification d'Enedis, pas chez Schneider. Le document Enedis-MOP-CPT_002E — qui remplace à l'identique, depuis le 15 septembre 2025, l'ancienne note NOI-CPT_54E — autorise la connexion de 1 à 5 gestionnaires sur un seul et même bus de télé-information, et précise « sans contrainte de position ». Autrement dit : un appareil déjà branché sur I1/I2 ne vous ferme pas la porte, on dérive.
La contrainte est ailleurs, dans l'électronique. Chaque récepteur doit présenter une impédance d'entrée dont la composante parallèle résistive tient entre 500 et 2 000 Ω, et qui reste supérieure à 200 Ω même en cas de dysfonctionnement de sa propre électronique de réception. C'est ce qui garantit que le cinquième appareil lise encore quelque chose. Vous n'avez pas à faire ce calcul : c'est le travail de votre installateur, mais savoir que la spécification le prévoit vous évite de renoncer au délestage — ou de payer un module dont vous n'avez pas besoin.
Peut-on installer une Schneider Charge sans compteur Linky ?#
Oui, mais le délestage change de méthode et coûte plus cher. Sans Linky, il n'y a pas de TIC à lire : Schneider bascule alors sur un module externe, référencé EVA2HPC1 en monophasé et EVA2HPC3 en triphasé.
Le principe mérite d'être compris avant de signer un devis, parce qu'on le confond souvent avec une pince ampèremétrique. Ce n'est pas un accessoire de la borne. C'est un module pour rail DIN, posé dans le tableau, qui mesure le courant à l'aide d'un transformateur de courant installé au bas du disjoncteur principal et transmet l'information à la borne par courant porteur (CPL). La borne elle-même n'a aucune entrée pour un capteur de courant : sa fiche produit ne déclare qu'une seule entrée, un contact sec. Tout passe par ce module.
Attention au choix de la référence, car Schneider en propose trois et c'est le calibre de votre disjoncteur de branchement qui tranche. En monophasé, l'EVA4HPC1 couvre 16 à 50 A et l'EVA2HPC1 monte jusqu'à 100 A. En triphasé, l'EVA2HPC3 couvre 16 à 50 A. Faites préciser la référence sur le devis : une erreur de calibre se paie au remplacement.
Côté budget, prévoyez de l'ordre de 200 € de matériel supplémentaire. Nous donnons cet ordre de grandeur avec une réserve : les tarifs de ces modules varient sensiblement d'un distributeur à l'autre, et s'affichent tantôt hors taxes tantôt TTC selon les enseignes. Faites-le chiffrer explicitement dans votre devis plutôt que de vous fier à une fourchette.
La Schneider Charge dispense-t-elle du différentiel type B ?#
Oui, et c'est environ 300 € qui restent dans votre poche. La Schneider Charge intègre un capteur RDC-DD qui détecte les fuites de courant continu à partir de 6 mA. Cette détection embarquée est ce qui rend inutile le module de type B que réclament les bornes qui en sont dépourvues.
Attention à ne pas en conclure qu'il n'y a plus rien à poser en amont. Un différentiel 30 mA de type A dédié reste obligatoire. Depuis l'entrée en vigueur de la série NF C 15-100:2024, le 1er septembre 2025, la nouvelle partie 7-722 consacrée à l'alimentation des véhicules électriques impose que chaque point de recharge soit alimenté par un circuit spécialisé et protégé individuellement par un DDR 30 mA de type A au moins. Ce différentiel est une ligne de votre devis, pas une option.
Vous verrez souvent recommander un différentiel « super-immunisé ». Attention à ne pas confondre deux choses. Le type A « si » est une appellation commerciale de fabricant, qu'aucun texte n'impose. Le type F, lui, est un type normalisé que la partie 7-722 admet explicitement à côté du type A en monophasé, et que les fabricants recommandent pour limiter les déclenchements intempestifs. Le plancher normatif reste le type A 30 mA ; le type F est une option de confort, pas une obligation.
Un point de détail qui en dit long sur le sérieux de la documentation : la norme CEI 62955, qui encadre précisément cette détection 6 mA, n'apparaît dans la fiche produit Schneider qu'à partir du millésime de septembre 2025. Elle était absente de celles de mai et novembre 2024, alors que le capteur RDC-DD, lui, figurait déjà dans le nom du produit.
Quelles sont les limites de la Schneider Charge ?#
Trois contraintes méritent d'être connues avant d'acheter, et aucune ne concerne la fiabilité : elles tiennent toutes à l'installation et à l'usage quotidien.
Le câble n'est pas fourni. La Schneider Charge est une borne à prise Type 2 avec obturateur, sans version à câble attaché sur cette référence. Vous achetez, branchez et rangez votre propre câble à chaque charge — un geste supplémentaire chaque soir, et un budget à ne pas oublier : comptez 150 à 250 € pour 5 m en monophasé 32 A, et 250 à 400 € pour un câble long ou triphasé 22 kW. C'est le principal argument de la Wallbox Pulsar Plus face à elle.
Le différentiel type A reste à votre charge, comme expliqué plus haut : la détection 6 mA intégrée supprime le type B, pas le type A.
La mise en service n'est pas un geste de particulier. Elle passe par l'application eSetup ou par Wiser Home, et la documentation Schneider réserve explicitement ces procédures aux installateurs autorisés. Nuance utile toutefois, car beaucoup de comparatifs la présentent comme un verrou : eSetup est gratuite et ne demande pas de compte professionnel. La vraie contrainte est réglementaire, pas logicielle — au-delà de 3,7 kW, le décret n° 2017-26 impose une pose par un professionnel qualifié IRVE. À 7,4 kW, vous n'avez pas le choix.
- Prise Type 2 sans câble : à acheter (150-250 €) et à ranger après chaque charge
- Un différentiel 30 mA de type A dédié reste obligatoire en amont (NF C 15-100:2024)
- Mise en service réservée aux installateurs autorisés — et pose IRVE imposée au-delà de 3,7 kW
- Garantie 2 ans, contre 3 ans chez Wallbox et Easee sur le même créneau
Ce qu'elle fait bien, en regard :
- Délestage dynamique natif par la TIC du Linky, sans module payant
- Détection 6 mA DC intégrée (capteur RDC-DD) : un type A suffit en amont, ~300 € évités
- IP55 / IK10 et −30 à +45 °C : elle tient la pose extérieure
- OCPP 1.6 : pilotable par un superviseur tiers, pas seulement par Wiser Home
Combien coûte la Schneider Charge en 2026 ?#
De 649 à 826 € TTC pour la borne nue, hors pose et hors câble. Cette fourchette vient de neuf marchands français relevés le 28 juillet 2026 — un écart de 177 €, soit 27 %, entre le moins cher et le plus cher pour une référence strictement identique. Comparer avant d'acheter n'a rien d'un conseil de principe ici.
Un point de vigilance que les comparatifs ne mentionnent pas : la disponibilité est tendue. À cette même date, six des neuf revendeurs consultés affichaient une rupture ou un réapprovisionnement en cours, l'un d'eux annonçant un délai d'expédition de plus de quatre mois. Cette information est périssable par nature — vérifiez le stock, pas seulement le prix, et méfiez-vous d'une commande passée sur une fiche « disponible » sans délai affiché.
- Borne (Schneider Charge)740 € (54 %)
- Pose par un installateur IRVE450 € (33 %)
- Câble Type 2180 € (13 %)
À ce total se déduisent les aides. La TVA réduite à 5,5 % s'applique dès que la pose passe par un installateur qualifié IRVE et figure sur une facture unique. Le détail des taux et des primes est dans notre guide des aides à la borne de recharge en 2026, et le coût de pose complet dans notre guide du prix d'installation d'une borne.
Schneider Charge, Pulsar Plus ou Easee One ?#
Sur le créneau des 7,4 kW, deux rivales reviennent systématiquement, et chacune gagne sur un terrain différent de la Schneider Charge.
Résumé de ce que dit le tableau ci-dessous. La Schneider Charge est la seule des trois à délester sans rien acheter en plus : Wallbox facture son Power Boost et Easee son Equalizer, deux accessoires qui n'apparaissent pas dans le prix affiché de la borne. En échange, elle est la moins bien garantie du trio — 2 ans contre 3 chez ses deux rivales — et la seule sans option de câble attaché. L'Easee One est la mieux connectée, avec une 4G incluse à vie qui règle le problème des garages hors de portée du Wi-Fi, et c'est aussi la plus chère au relevé de fin juillet 2026. La Pulsar Plus est la seule à proposer un câble attaché, mais elle arrive en fin de vie. Autrement dit : prenez la Schneider si votre priorité est le délestage sans surcoût, l'Easee si c'est la connectivité, la Wallbox si c'est le câble toujours prêt.
| Critère | Schneider Charge | Wallbox Pulsar Plus | Easee One |
|---|---|---|---|
| Câble | Prise (câble à fournir) | Prise ou câble attaché | Prise (câble en option) |
| Connectivité | Wi-Fi + Ethernet, OCPP 1.6 | Wi-Fi + Bluetooth | Wi-Fi + 4G/eSIM incluse à vie |
| Délestage dynamique | Natif (TIC Linky) | Power Boost (accessoire) | Equalizer (accessoire) |
| Protection 6 mA DC | Intégrée (RDC-DD) | Intégrée | Intégrée |
| Garantie | 2 ans | 3 ans | 3 ans |
| Prix indicatif* | 649-826 € | 600-840 € (prise) | 740-780 € |
*Prix publics indicatifs hors pose, relevés fin juillet 2026, à vérifier avant achat. Sur la Pulsar Plus, la version à câble attaché coûte environ 80 à 100 € de plus que la version à prise — vérifiez la variante annoncée.
La Schneider Charge gagne sur le délestage sans rien racheter. La Wallbox Pulsar Plus gagne sur le câble toujours prêt et sur la garantie. L'Easee One gagne sur la connectivité, avec sa 4G incluse qui évite de dépendre du Wi-Fi du garage. Pour arbitrer sur l'ensemble des critères, voyez notre guide d'achat des bornes 7,4 kW et le face-à-face Pulsar Plus vs Easee.
Pour qui la Schneider Charge est-elle le bon choix ?#
Prenez la Schneider Charge si votre logement a un compteur Linky et que vous voulez le délestage dynamique sans racheter de module, ou si votre tableau est déjà en écosystème Schneider (Resi9, Wiser). Elle convient aussi à une pose extérieure exposée, grâce à son IP55 et à sa plage de −30 à +45 °C, et au triphasé jusqu'à 22 kW.
Regardez ailleurs dans deux cas. Si vous tenez à un câble attaché toujours prêt, la Wallbox Pulsar Plus répond mieux, avec trois ans de garantie en prime. Si le Wi-Fi ne porte pas jusqu'au garage, la 4G incluse à vie de l'Easee One est mieux née pour ça. Et si vous cherchez la même logique technique — TIC du Linky et 6 mA DC — chez un autre fabricant, la Hager Witty One joue exactement sur ce terrain.
La faire poser au bon prix ?
Au-delà de 3,7 kW, la pose doit passer par un installateur qualifié IRVE. Faites chiffrer la borne, le différentiel type A et le raccordement de la TIC en une seule fois.
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Pour aller plus loin#
- Élargir le choix : guide d'achat des bornes 7,4 kW
- L'autre borne d'électricien, même logique TIC + 6 mA : notre avis sur la Hager Witty
- La troisième « borne d'électricien », côté appareillage : notre avis sur la Legrand Green'up Home
- Le face-à-face des rivales : Pulsar Plus vs Easee
- L'autre prise Type 2 du trio : notre avis sur l'Easee One
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- L'alternative 4G, orientée heures creuses et Tempo : notre avis sur l'Ohme ePod S
- L'alternative solaire et domotique ouverte : notre avis sur la V2C Trydan
- Le câble qu'il faut prévoir en plus : quel câble Type 2 choisir ?
- La bonne puissance : 7,4, 11 ou 22 kW ?
- Le budget après aides : aides à la borne de recharge en 2026
FAQ#
Quelle est la garantie de la Schneider Charge ?#
Deux ans. C'est ce qu'indique la fiche technique officielle de Schneider Electric datée du 25 septembre 2025, à la ligne « garantie contractuelle ». Méfiez-vous de deux chiffres qui circulent : les 18 mois encore affichés par certains marchands étaient la garantie contractuelle de cette même référence sur les fiches techniques de 2024, avant que Schneider ne la porte à deux ans, et quelques sites annoncent 3 ans sans le sourcer. Les « 5 ans » parfois vus viennent d'une extension payante vendue par un installateur (IZI by EDF la facture 160 € TTC pour 3 ans de plus), pas du constructeur.
La Schneider Charge est-elle livrée avec un câble ?#
Non. C'est une borne à prise Type 2 avec obturateur : vous fournissez et rangez votre propre câble. Aucune version à câble attaché n'existe sur la référence EVH5A22N400F. Comptez 150 à 250 € pour un câble de 5 m en monophasé 32 A, et 250 à 400 € pour un câble long ou triphasé 22 kW.
La Schneider Charge gère-t-elle le délestage dynamique ?#
Oui, et sans accessoire payant. Elle se raccorde à la TIC (télé-information client) du compteur Linky par une simple paire de fils, lit la consommation réelle du logement et module la charge en temps réel. La plupart des concurrentes réclament un module vendu à part pour la même fonction.
Que faire si la sortie TIC du Linky est déjà utilisée ?#
Vous pouvez la partager. La spécification Enedis MOP-CPT_002E (qui remplace à l'identique l'ancienne note NOI-CPT_54E depuis le 15 septembre 2025) autorise le raccordement de 1 à 5 gestionnaires en parallèle sur le même bus I1/I2, sans contrainte de position. Un gestionnaire d'énergie déjà en place n'interdit donc pas d'y ajouter la borne. Chaque récepteur doit présenter une impédance d'entrée dont la composante parallèle résistive est comprise entre 500 et 2 000 Ω — c'est le rôle de votre installateur de le vérifier.
Peut-on installer une Schneider Charge sans compteur Linky ?#
Oui, mais le délestage passe alors par un module externe. Schneider référence l'EVA4HPC1 et l'EVA2HPC1 en monophasé (selon le calibre du disjoncteur de branchement, jusqu'à 50 ou 100 A) et l'EVA2HPC3 en triphasé : un module pour rail DIN, posé dans le tableau, qui mesure le courant par un transformateur de courant placé au bas du disjoncteur principal et dialogue avec la borne par courant porteur. Ce n'est pas une pince intégrée à la borne. Prévoyez un surcoût de l'ordre de 200 €, à faire chiffrer avec la référence exacte.
Faut-il un différentiel de type B avec la Schneider Charge ?#
Non. Elle intègre une détection de fuite 6 mA en courant continu (capteur RDC-DD), ce qui évite un module type B externe facturé autour de 300 €. Un différentiel 30 mA de type A dédié reste obligatoire en amont : depuis le 1er septembre 2025, la norme NF C 15-100 impose que chaque point de recharge soit protégé individuellement par un DDR 30 mA de type A au moins.
Quelle puissance délivre la Schneider Charge ?#
De 7,4 à 22 kW selon le réseau. En monophasé, elle plafonne à 7,4 kW (32 A). En triphasé, elle atteint 11 kW (16 A) ou 22 kW (32 A). La puissance est paramétrée à la mise en service, en fonction de votre abonnement et de votre tableau.
Quel est le prix de la Schneider Charge en 2026 ?#
De 649 à 826 € TTC pour la borne nue, hors pose et hors câble (relevé du 28 juillet 2026 sur neuf marchands français). L'écart entre marchands est important et la disponibilité tendue : à cette date, six revendeurs sur neuf étaient en rupture ou en réapprovisionnement. La pose par un installateur qualifié IRVE ouvre droit à la TVA réduite à 5,5 %.